Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 18:44

McDo recycle le carton. McDo construit ses fast-foods avec du bois provenant de forêts bien gérées. McDo transforme son huile de friture en carburant. Beaucoup de blanc (pour la pureté), un pavé de texte (pour expliquer), un petit logo à feuille verte (pour dire la communion de l'entreprise avec la nature). Ces pubs sont parues dans 24 quotidiens et magasines nationaux et 66 quotidiens régionaux. Impossible de parcourir son journal sans être frappé par l'une des quatre pub que McDonald's a consacrées à son engagement dans le développement durable. " Nos huiles de friture est déjà le carburant du futur ". " Nos huiles de friture usagées sont recyclées en biodiesel ". Et d'expliquer que ce carburant  remplira très bientôt les poids lourds qui approvisionnent en pains, potatoes et steaks hachés tous les fast-foods français du groupe. " Ce qui permettra d'économiser l'équivalent de 760 km par camion et par an en émissions de gaz à effet de serre ", se réjouit-on au département développement durable chez McDonald's. Mais il y a un hic : pour l'instant, ce carburant B100 n'est pas autorisé en France. Surtout, si ces publicités prêchent la protection de l'environnement, elles pêchent par omission, gommant l'absence de produits bio, la viande provenant pour moitié de l'étranger, les tomates cerises en hiver et les jouets fabriqués en Chine glissés dans les menus enfants. Aussi, McDonald's France annonce sur son site, pompeusement baptisé McDonalds-environnement, une baisse de 8% en trois ans des émissions de gaz à effet de serre dans ses restaurants. Et si on allait voir du côté des émissions dues aux pratiques agricoles et aux déplacements des fournisseurs et des clients ? Il n'y aurait pas de quoi pavoiser.

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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /2009 17:32

La "perte de chance de guérir" est un concept nouveau en médecine. De quoi s'agit-il ? On pourrait imaginer qu'il est évoqué par le corps médical afin que les patients puissent bénéficier de toutes les solutions thérapeutiques capables de résoudre leurs problèmes de santé, mais c'est tout le contraire ! En fait, cet argument est aujourd'hui employé dans deux types de situation : pour convaincre le malade réticent de se soigner avec certaines molécules de synthèse, à l'exclusion de tout autre type de soins, et ce, même s'il s'expose ainsi à des effets secondaires redoutables. Ou bien pour accuser un thérapeute d'avoir fait "perdre une chance" de guérison à son patient en prenant l'initiative d'arrêter tel ou tel médicament chimique, toujours considéré comme seul indispensable.

Cette situation se rencontre tous les jours et pose à l'évidence une question éthique. Car il faut être bien sûr de soi pour décider que tel ou tel moyen thérapeutique sera suffisant à l'exclusion de tout autre. Soyons logiques : si les médicaments dont nous disposons aujourd'hui étaient totalement efficaces pour guérir, la question de la "perte de chance" ne se poserait pas. Et si ces mêmes médicaments étaient totalement dénués d'effets secondaires, tous les malades accepteraient leur utilisation sans rechigner et seraient guéris. Mais ce n'est pas le cas...

Ainsi, la perte de chance de guérir, aujourd'hui argument massue du "médicalement correct", pourrait bien se retourner un jour contre ses inventeurs. Car un jour viendra où les patients auront le droit de reprocher à ceux qui s'occupent du consensus médical de ne pas s'être intéressés aux effets bénéfiques des médecines alternatives. Ne pas accepter la phytothérapie, l'acupuncture, la nutraceutique*, la psychothérapie ou l'ostéophatie comme méthode se soins, c'est aussi priver le patient de chances de guérir.

On répond à cet argument que les méthodes naturelles ne sont pas suffisamment validées. Normal, puisqu'on fait en sorte qu'elles ne soient pas étudiées ! Quant aux médecins qui pourraient exercer leur liberté de prescrire, ils ne tiennent pour vrai que ce que l'industrie pharmaceutique leur présente et, ce faisant, ils oublient d'écouter ce que les patients ont à dire. Dans toute l'histoire de la médecine, cette attitude fut la principale cause de stagnation et d'obscurantisme sectaire. Ouvrons un peu les yeux. Si de plus en plus de personnes ont recours à des soins parallèles et s'intéressent à une médecine naturelle, c'est que le bouche-à-oreille, à tort ou à raison, est désormais plus convaincant que l'institution médicale.

La "perte de chance de guérir" est un concept auquel nous, qui sommes convaincus de l'efficacité des médecines alternatives et qui aimons la médecine, souscririons avec joie à condition qu'il englobe toutes les méthodes qui ont été avérées par l'usage populaire, par l'observation. La médecine est un art factuel, basé sur des faits et pas sur des a priori ou des croyances. Et ce n'est qu'en appliquant à la lettre cette définition que les malades auront toutes les chances de guérir.

Docteur Paul Dupont / Pratiques de santé / Avril 2009

*Le terme nutraceutique fait référence à l'ingrédient actif présent à l'état naturel dans un aliment qui procure un effet bénéfique pour la santé.

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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 11:32

L’efficacité ne suffit plus aux petits génies du marketing qui sévissent dans les grands groupes industriels que sont Johnson, Reckitt Benckiser. Alors, ils ont inventé de nouvelles qualités au gel WC : désodorisant, assainissant, dégraissant, et surtout aseptisant. Or, au royaume de l’aseptisation, l’eau de javel est reine. Pour satisfaire notre phobie des microbes (fabriquée de toutes pièces par les génies du marketing), les fabricants conventionnels en mettent à toutes les sauces.

En réalité, la « javel » est inutile pour nettoyer les toilettes. De plus, au bout de quelques heures, l’activité de l’eau de javel s’estompe et les bactéries reviennent en force ! L’utilisation de la chasse et de la brosse vient à bout déjà d’une grande partie des bactéries et les huiles essentielles et l’acide acétique (vinaigre) possèdent des propriétés aseptisantes largement suffisantes.

Par ailleurs, l’eau de javel ne nettoie pas. Elle désinfecte simplement et au mieux, grâce à ses agents blanchissants, elle décolore les tâches qui deviennent alors invisibles sans avoir pour autant disparu. Surtout, à force de partir à la chasse aux microbes, l’eau de javel en bandoulière, on bouleverse l’équilibre bactérien et permet à des bactéries plus résistantes, souvent pathogènes de prendre le pas sur les autres.

Ultime aberration : lorsque l’eau de javel entre en contact avec l’acide urique (urine) et les produits détartrants, elle dégage un gaz extrêmement toxique (il a été utilisé lors de la Première Guerre mondiale en tant que gaz de combat), le dichlore.

Et pour en finir avec l’eau de javel, sachez que, non contente d’être dangereuse pour notre santé, elle l’est également pour l’environnement puisqu’elle contribue à former des composés organochlorés qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire et ont des effets mutagènes et cancérigènes probables.

 

Faites-le vous-même !
Vinaigre blanc et huiles essentielles

 

  • Ingrédients :  35 cl de vinaigre blanc • 2 cuillères à café d’huile essentielle de tea tree (Melaleuca alternifolia)
  • Ustensile  : 1 bouteille de gel WC vide (de préférence en polypropylène, donc recyclable)
  1. Mélangez intimement le vinaigre blanc et l’huile essentielle d’arbre à thé avec 65 cl d’eau.
  2. Remplissez la bouteille de gel WC vide.
  3. Une fois par semaine, versez l’équivalent d’un bouchon dans la cuvette et laissez agir une demi-heure avant de frotter énergiquement.
  4. En cas de WC très entartrés, utilisez du vinaigre blanc pur chaud.
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