Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 10:17

Une première en France : une cour de justice a donné raison aux riverains d'une antenne-relais, au nom du principe de précaution. L'opérateur de téléphonie mobile Bouygues Telecom a été condamné à démonter l'une de ses antennes-relais, accusée de provoquer de nombreux maux dans son voisinage.

La cour d'appel de Versailles a confirmé, mercredi 4 février, la condamnation en 1ère instance par le tribunal correctionnel de Nanterre de Bouygues Telecom. L'opérateur de téléphonie mobile devra démonter les installations d'émission-réception de l'une de ses antennes-relais, située à Tassin-la-Demi-Lune, en banlieue de Lyon (Rhône). Les riverains de l'antenne s'étaient plaints de maux de têtes, nausées, palpitations cardiaques, liés selon eux à la présence à quelques mètres de leur habitations de cette antennes-relais.

Il n'y a pourtant dans le dossier aucune preuve tangible du lien entre la présence de cette antenne et les maux des plaignants. Mais, selon l'arrêt de la cour d'appel, "aucun élément ne permet d'écarter péremptoirement l'impact sur la santé publique de l'exposition de personnes à des ondes ou des champs électromagnétiques". Autrement dit, on ne doit pas laisser fonctionner une antenne-relais si elle soupçonnée - même sans preuve - de provoquer des problèmes de santé chez les riverains. C'est tout simplement l'application du principe de précaution inscrit dans la Charte de l'environnement, donc imposé par la loi, mais quasiment jamais appliqué en France.

"Bouygues Telecom ne peut pas garantir l'absence de risque sanitaire. Cela provoque une crainte fondée des riverains, qui constitue un "trouble de voisinage" au sens juridique" explique Marie-Pierre Maitre, avocate spécialisée dans l'environnement. Le dossier est comparable à l'affaire Alsthom, condamné à verser des dommages et intérêts aux personnes ayant été en contact avec de l'amiante, au motif qu'elles devront vivre avec la peur de déclarer une maladie liée à cette exposition. "Le démontage - et non simplement le déplacement - de l'antenne est sans précédent", affirme Me Marie-PierreMaitre. Une jurisprudence est aujourd'hui possible, avec un renversement de la charge de la preuve, puisque c'est à Bouygues Telecom de prouver l'innocuité de son installation. De quoi inquiéter les opérateur.

Source : http://www.novethic.fr

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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 18:47

Tout est là, les pinceaux flambant neufs, la peinture nouvellement achetée au magasin de bricolage, les plans bien en tête. On ne se doute pas qu'on est prêt à répandre sur les murs un cocktail de solvants, de colorants, de formaldéhyde qui diffuseront dans la pièce bien au-delà du temps de séchage.

Les peintures les plus nocives sont les peintures glycérophtaliques. Ces peintures à l'huile contiennent jusqu'à 50% de solvants organiques, toxiques pour la peau, le foie et les reins. Et comme si cela ne suffisait pas, le produit est souvent "amélioré" avec des fongicides. C'est le genre de produit que l'on applique sur la terrasse pour éliminer les moisissures et qui tue toute forme de vie en 24 heures.

Sur la deuxième marche du podium, les peintures acryliques, dite peintures à l'eau, moins fournies en composés, l'eau étant censée remplacer les solvants, mais elles contiennent tout de même de 5 à 20% de co-solvants nocifs tels que des hydrocarbures, des alcools ou des éthers de glycol. Sachez qu'alors qu'un intérieur sain ne doit pas excéder 200 ug/m3 de COV, des peintures murales peuvent en disperser jusqu'à 350 000 ug/m3 le lendemain de l'application, certaines en émettant encore entre 2 000 à 25 000 ug/m3 deux semaines plus tard. Et l'absence d'odeur n'est pas un gage d'innocuité : l'émission de quantités élevées d'éthers de glycol, de formaldéhyde peut se poursuivre 2 semaines après  l'application des peintures. Il faut donc continuer d'aérer même lorsque l'odeur a disparu.


Extrait d'article publié dans Quelle santé / Février 2009

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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 14:00
Les experts sont formels. Pas plus de 2 heures par jour devant la télévision pour les enfants ! D'ailleurs, qu'ils soient devant l'ordinateur, c'est du pareil au même. L'étude menée sur la condition cardiovasculaire de 2 750 enfants de 11 à 15 ans établit une corrélation entre leur santé et le temps passé devant un écran. Plus ce temps est important, plus la condition physique est faible. Les filles sont plus concernées que les garçons.

Article publié dans Quelle santé / février 2009
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