Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /2009 09:32

Bien vivre avec les chaleurs estivales, c’est tout à fait possible sans clim’, polluante et gaspilleuse d’énergie. Il existe une multitude de moyens simples et d’installations écologiques pour rafraîchir efficacement son logis… avec, en prime, un air intérieur renouvelé et sain. De quoi se préparer sereinement aux prochaines canicules.

Lorsqu’on a l’occasion de bâtir sa propre maison, autant l’adapter au climat de la région. à commencer par son « enveloppe ». Pour réduire l’absorption de chaleur, il faut choisir des murs et une toiture clairs. Les habitants des pays méditerranéens le savent bien : depuis des siècles, ils badigeonnent à la chaux blanche les murs extérieurs de leurs maisons. Un principe tout simple qui permet de réfléchir plus de 90 % du rayonnement solaire.

Le choix des vitres a aussi une influence capitale sur le confort intérieur pendant l’été. Tout dépend de leur surface, de leur orientation et de leur inclinaison. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas plein sud que l’ensoleillement est maximal sur un vitrage vertical, mais de l’est au sud-est et du sud-ouest à l’ouest. Attention aux fenêtres de toiture type Velux, qui reçoivent en été une énergie solaire deux fois plus forte qu’un vitrage vertical, de surface et d’orientation identique.
La solution : ajouter un store ou un volet extérieur.

Autre moyen : bien isoler la toiture, les murs et/ou les planchers, sauf si ces derniers se trouvent au-dessus d’une cave fraîche. De nouveaux isolants, tous d’origine naturelle et en majorité à base de végétaux, sont apparus récemment sur le marché : le chanvre, la laine de cellulose, de mouton, de lin, le liège expansé, la paille…

La végétation, une précieuse alliée :

Sans se lancer dans de gros travaux, on peut penser à la végétation extérieure. Elle a pour avantage de créer un microclimat frais autour de la maison et de faire écran aux rayons solaires. Exemple : les arbres ombragent les façades à certaines heures de la journée, en fonction de leur taille et de leur emplacement. Mieux vaut les planter à l’ouest et à l’est. Au sud, un débord de toiture ou une pergola se montrera plus efficace.

Au sol, pour limiter sa surchauffe, on préférera aussi la végétation à un revêtement minéral ou goudron. Et pourquoi ne pas laisser courir sur les murs une plante grimpante – lierre, glycine, clématite, vigne… – ? Elle fait barrière au rayonnement solaire. De plus, grâce à son évaporation naturelle, elle maintient le mur à une température bien inférieure à celle de l’air ambiant. À défaut, on peut obtenir un effet semblable en « végétalisant » terrasses, balcons et pergolas.

Brassez l’air ambiant :

Il fait chaud ? On peut déjà brasser l’air ambiant. Lors des grosses chaleurs, ce principe permet de se rafraîchir en facilitant l’évaporation de la sueur sur la peau et donc l’évacuation de la chaleur corporelle. Le moyen le plus efficace : un ventilateur de plafond. Les critères de choix : la puissance exprimée en watts (W), qui renseigne sur la consommation d’électricité, et donc la chaleur dégagée par le moteur ; la vitesse de rotation en tours/minute, en sachant qu’il faut plusieurs vitesses ; les dimensions de pales : les plus importantes possible ; le volume d’air brassé en mètres cubes d’air par heure ; le bruit ; et enfin la réversibilité pour une utilisation hivernale.

Ouvrez les fenêtres :

Le « hic », c’est que l’air brassé n’est ni renouvelé, ni refroidi. Pour plus d’efficacité, mieux vaut ouvrir les fenêtres. En grand durant deux à cinq minutes plusieurs fois par jour si l’on cherche d’abord à assainir l’atmosphère intérieure ou à éviter que la chaleur extérieure ne pénètre durablement dans le logement. En créant un courant d’air de préférence entre deux fenêtres sur des façades opposées, si l’on désire un effet rafraîchissant. Mais à condition que la température extérieure soit inférieure d’au moins 1 à 2 °C à celle qui sévit à l’intérieur. Pour le savoir, il existe des thermomètres indiquant les deux températures. La nuit est bien sûr le moment le plus propice pour créer des courants d’air. On y gagnera un sommeil plus paisible et un intérieur plus frais toute la journée du lendemain. Il est aussi possible, pour accentuer ce type de ventilation, d’aménager des grilles de ventilation sur les fenêtres avec un débit adapté (avec ou sans conduit d’extraction).

 Humidifiez l’atmosphère :

On le sait et on le sent. Près d’une fontaine, l’air est plus frais. Pourquoi ne pas utiliser cette propriété dans son habitat ? Pour cela, il faut que l’eau se transforme en vapeur sans être chauffée par une source d’énergie extérieure. Différentes techniques plus ou moins sophistiquées le permettent. À commencer par la brumisation, qui consiste à projeter dans l’air de fines gouttelettes d’eau. En raison de leur petit diamètre, celles-ci s’évaporent très rapidement dans l’air chaud et le refroidissent. Le mieux est d’acheter un humidificateur à vapeur froide, fonctionnant en général par ultrasons. Reste que cet appareil ne suffira pas à abaisser la température de toute une pièce.

Autre solution, le « rafraîchisseur évaporateur » est une petite machine soit mobile, soit « de fenêtre », encastrée dans un mur et utilisant directement l’air extérieur. Cet appareil aspire l’air à l’aide d’un ventilateur intégré et le refroidit grâce à une membrane spongieuse maintenue humide constamment. Avantages : une consommation d’électricité environ dix fois inférieure à celle des climatiseurs classiques et l’absence de liquide frigorigène.

Et pourquoi pas une pompe à chaleur ?

Parfois, lorsqu’aucune stratégie « light » ne fonctionne, il devient nécessaire de produire du froid au moyen d’une machine frigorifique. Le principal système existant est la pompe à chaleur (PAC). Elle permet de transférer de la chaleur depuis l’intérieur des locaux vers l’extérieur. Il existe des machines à compression et d’autres à absorption. Ces dernières, plus écologiques, produisent du froid avec du chaud : par ébullition, elles dissocient une solution d’eau et de bromure de lithium. Après refroidissement, la recombinaison des deux composants crée du froid, par absorption de la chaleur. Le froid est ensuite distribué comme pour la climatisation classique. Dans ce système, l’énergie est fournie par une source de chaleur plutôt que par de l’énergie mécanique. Dans l’idéal, cette source de chaleur peut être produite par un ensemble de capteurs solaires. C’est une solution propre, efficace et silencieuse. Mais la technique est encore en phase de développement et il n’y a qu’une cinquantaine d’installations en Europe.

Votre dernier recours : la VMC

Si ces moyens naturels ne suffisent pas, vous pouvez opter pour une ventilation mécanique contrôlée (VMC). Extracteur d’air, échangeur d’air ou ventilateur à récupération de chaleur… le choix du système se fait en fonction du prix, de la taille du logement ou encore des économies d’énergie souhaitées. En France, les VMC sont encouragées car leurs performances sont théoriquement connues, à la différence de la ventilation naturelle, qui est considérée comme aléatoire. Pourtant, la ventilation mécanique a plusieurs inconvénients : l’équipement coûte cher, consomme tout de même de l’énergie, fait du bruit et peut tomber en panne.

 S’informer :

• Cler  Le Comité de liaison des énergies renouvelables regroupe de nombreuses associations et professionnels en France. 2-B, rue Jules Ferry, 93100 Montreuil - Tél : 01 55 86 80 00 www.cler.org
• ADEME  Association ayant pour but la protection de l’environnement et la maîtrise de l’énergie. www.ademe.fr

Livres :

• « Fraîcheur sans clim' », Thierry Salomon et Claude Aubert, éd. Terre vivante, 160 pages, 19,50 euros. Chez votre libraire ou sur amazon.fr

• « La conception bioclimatique, des maisons confortables et économes », Samuel Courgey et Jean-Pierre Oliva, éd. Terre vivante, 239 pages, 35 euros. Chez votre libraire ou sur amazon.fr

• « La maison économe », Jean-Christian Lhomme, éd. Delachaux et Niestle, 189 pages, 29,95 euros. À commander chez votre libraire ou en vente sur amazon.fr

Quelle Santé du 20 juillet 2009

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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 14:27

La plupart des grandes marques de peinture proposent aujourd’hui une gamme de produits portant l’Éco-label européen. Un progrès ? Sans doute, mais elles contiennent encore des ingrédients que l’on soupçonne d’être nocifs. Reste la solution des peintures naturelles.

L'impact de l'environnement intérieur sur la santé est certainement au moins aussi important que celui de l’environnement extérieur. On s’en aperçoit vite lorsqu’on vient de repeindre sa chambre, car il n’est pas rare de se réveiller avec des maux de tête ou une toux sévère. Peindre est en effet plus risqué que l’on le pense et l’emploi d’une peinture conventionnelle engendre parfois d’importants problèmes de santé dans la mesure où elle contient des COV (composés organiques volatils) composés d’hydrocarbures aromatiques qui persistent longtemps après la pose.

Les effets produits sont parfois seulement indésirables (agression des yeux, du nez et des voies respiratoires), mais quelquefois nettement plus graves (fragilisation de la peau, agression du foie et des reins, réactions allergiques, troubles nerveux…). Tous les COV représentent un danger plus ou moins important. D’autant qu’ils sont pervers et coriaces, car ils sont captés par d’autres matériaux comme les moquettes, les papiers peints ou les tissus, qui les restituent à leur tour progressivement.

On peut maintenant se procurer des peintures totalement naturelles utilisant des matières premières naturelles renouvelables, non toxiques, sans émanation nocive et biodégradables. Nous en avons sélectionné quelques-unes dont nous avons testé l'efficacité. 

Retrouvez toute une gamme de peinture bio sur www.maison-ecolo.com

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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /2009 12:01

S’attaquer au tout-puissant lobby des plastiques… il fallait oser. Le gouvernement canadien l’a fait, acculant l’Europe à envisager une remise en cause des normes corporatistes appliquées jusqu’ici. Mais, étant donné la lenteur de nos administrations et le laxisme de nos décideurs, échaudés par les scandales de l’amiante et du sang contaminé, nous avons décidé de ne pas boire la ciguë jusqu’à la lie et de prendre notre santé en main.

  • Zoom sur le bisphénol A

Son invention remonte à 1891. Dans les années trente, il est considéré comme un œstrogène de synthèse potentiel avant que ne lui soit préféré le diéthylstilbestrol (plus connu sous son appellation commerciale de Distilbène). On sait aujourd’hui qu’il a été responsable d’anomalies génitales chez des enfants nés de mère en ayant consommé durant leur grossesse… Aujourd’hui, 6 milliards de tonnes de BPA sont produites chaque année pour fabriquer des plastiques de type polycarbonate et des résines époxy.La réputation du bisphénol est devenue soudainement sulfureuse suite à la prise en considération de certaines études de toxicologie par les autorités sanitaires du Canada. Et, plus encore, à la suite de leur décision le 18 avril dernier, de déclarer dangereuse cette matière, notamment pour les nouveau-nés et les bébés dont 90 % des biberons sont constitués de BPA.

Juste derrière les nourrissons, ce sont les utilisateurs de fours à micro-ondes qui y sont le plus exposés car les récipients « adaptés » à ce mode de cuisson en sont largement pourvus. Mais nous sommes tous concernés  Le BPA est en effet instable en milieu acide (comprenez qu’il se décompose lorsqu’il est en présence de tomates, par exemple dans une boîte de conserve). Aussi, il libère des substances toxiques lorsqu’il est en contact avec des aliments gras. Véhiculées par le sang, elles vont se fixer sur les récepteurs des œstrogènes. Des études récentes s’alarment d’un lien possible avec une augmentation des troubles pubertaires et l’émergence de cancers du sein et de la prostate.

  • Le plan Vigiplastiques en cinq points
  1. Remplacez les matières plastiques aussi souvent que possible par des matériaux sûrs : verre, acier chirurgical 18/10*. Et évitez d’utiliser des matières plastiques pour conserver des aliments gras.
  2. Évitez de passer les récipients en plastique aux micro-ondes, même si une telle utilisation est recommandée par le fabricant.
  3. Débarrassez-vous des récipients endommagés, déformés par la chaleur ou simplement rayés.
  4. Ne versez pas des aliments chauds dans un récipient en plastique.
  5. Préférez les matières plastiques estampillées des pictogrammes 2, 4 ou 5 si vous n’avez aucune  autre solution.
  • Pour barrer la route au bisphénol
  1. Remplacez les biberons en polycarbonate par des biberons en verre ou sans bisphénol A.
  2. Réduisez la consommation des aliments en conserve, notamment ceux élaborés à base de tomate et ceux qui sont gras.
  3. Optez pour des récipients en polypropylène.
  4. Préférez les contenants en verre ou en céramique pour le passage au four à micro-ondes.
  5. Si vous emménagez dans un appartement rénové à l’aide matériaux modernes, pensez à faire installer un système de renouvellement de l’air.
  6. À l’occasion des travaux de rénovation ou de la construction d’une nouvelle maison, choisissez des matériaux bio (voir notre rubrique Bio-Logis).
  • Où se cache le bisphénol ? Le bisphénol se cache dans les conditionnements suivants : 
  • Les emballages en plastique, les biberons (sous forme de polycarbonates).
  • Les bouteilles d’eau et de soda (sous forme de polyéthylène téréphtalate ou PET).
  • Les résines qui tapissent l’intérieur des boîtes de conserves, des canettes de bière et des boissons sucrées non alcoolisées.
  • Les réservoirs de certaines citernes de distribution d’eau potable.
  • Les résines dentaires.
  • Les matériels médicaux et chirurgicaux.
  • Les films étirables, les tuyaux des canalisations (sous forme de polychlorure de vinyle ou PVC).


Article de Mai 2009 / Quelle santé

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