Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 09:21

Quand on sait qu’un robinet déverse 10 à 12 litres d’eau à la minute, on ne peut plus être indifférent. D’autant qu’il est facile d’y visser un embout économiseur d’eau. Pas cher (entre 2 et 15 €) et efficace. La plupart des modèles sont équipés d’une membrane sensible à la pression et d’une grille à gros maillage : en les traversant, l’eau est mélangée à l’air. Résultat : on reçoit une eau plus « onctueuse »… avec un débit global conservé (eau + air). Attention, tous les mousseurs ne réduiront pas forcément votre consommation : la fiche technique doit clairement indiquer le débit – dans l’idéal ramené à 5 litres d’eau à la minute. En inox ou en matière plastique ? Cela ne change rien à l’économie réalisée. Mais si votre eau est « dure », évitez l’inox car il accroche le calcaire… Votre robinetterie n’appréciera que très moyennement.

Côté douche, il existe des douchettes utilisant aussi le principe de « l’air remplace l’eau » (appelé effet Venturi). Elles comportent une quinzaine d’orifices pour laisser pénétrer l’air au passage de l’eau. C’est très économique mais en contrepartie un peu bruyant. Sachez qu’il existe des douchettes économiseurs moins bruyantes et dont certains modèles sont réalisés avec des copeaux de bois de hêtre et d’acacia écologiques.

 

Le chlore ne passera plus par nous

Sous une douche, on inhale dix à cent fois plus de chlore et de produits chimiques (trichloréthylène, pesticides…) qu’avec l’eau de consommation. Non seulement ils pénètrent le système respiratoire mais leur effet oxydant entraîne un vieillissement de la peau et des cheveux, ou encore des irritations et des allergies cutanées comme l’eczéma. Ou même un psoriasis. La solution consiste à placer un filtre au départ du flexible douche. Choisissez-le pourvu de la technologie KDF (Kinetic Degradation Fluxion). Cet alliage de cuivre et de zinc utilise le procédé chimique d’oxydoréduction pour réduire de plus de 90 % le chlore libre, le plomb, le mercure, le fer, l’hydrogène sulfuré, le carbonate de calcium, le magnésium et le chrome de l’eau. Mais il n’est pas efficace pour éliminer les dérivés chlorés soupçonnés d’être cancérigènes. Seul le procédé Chlorgon vient en partie à bout du chlore. Le prix ? Environ 70 € pour le filtre et 40 € pour la cartouche KDF et Chlorgon, à changer tous les ans en moyenne pour une famille de 3 à 4 personnes.

Enfin, préférez la douche au bain, deux fois plus gourmand en eau. Et n’oubliez pas de vérifier régulièrement les joints des robinets et de réparer les fuites sans attendre.

 

Du soleil dans le chauffe-eau

Selon la situation géographique, un chauffe-eau solaire peut couvrir jusqu’à 80 % des besoins en eau chaude sanitaire – salle de bain et cuisine – de la maison. Le principe est simple. Des panneaux solaires chauffent l’eau en circulation dans des conduites sombres raccordées directement au ballon d’eau. La chaleur de ce « circuit primaire » est transférée à l’eau sanitaire via un serpentin en cuivre. Dès que l’on puise de l’eau chaude, celle-ci est immédiatement remplacée par la même quantité d’eau froide, réchauffée à son tour par le liquide du circuit primaire.

Deux types de ballons existent.

  • Le système monobloc – 2 000 € pose incluse – répond aux besoins en eau chaude de 4 personnes. Capteurs et ballon sont groupés sur un même châssis rigide, à installer sur une toiture-terrasse plutôt que sur un toit en pente (à cause du poids) et plein sud pour capter un maximum de rayonnement solaire… Si vous êtes orienté sud-est ou sud-ouest, cela peut encore convenir selon la latitude.
  • Ce système n’étant ni très esthétique ni très performant, on peut préférer le chauffe-eau solaire à éléments séparés : les capteurs sur le toit et le ballon dans un local chauffé ou du moins isolé comme la cave pour lui éviter de se refroidir trop vite. On peut lui adjoindre un dispositif d’appoint pour les jours sans soleil – une résistance placée à mi-hauteur du ballon ou bien un raccord à une chaudière située en aval du ballon. Le prix ? Pour 3 à 5 m2 de capteurs et un ballon de 200 à 300 litres, il faut compter entre 3 800 € et 6 200 € pose incluse.

 

 

Quant au chauffage, là encore le solaire a sa place. Mais quitte à se lancer, autant chauffer l’ensemble des pièces. Le solaire thermique, système actuellement le plus économique, repose sur des conduites d’eau sombres placées sous des panneaux vitrés et raccordées directement au circuit des radiateurs et autres chauffe-serviettes. À raison de 1 m2 de capteurs pour 10 m2 de surface habitable, on peut économiser 30 à 40 % des besoins annuels en chauffage.

Si l’on opte pour le photovoltaïque (des cellules à base de silicium regroupées sur un même panneau solaire fournissent de l’électricité ensuite stockée dans des batteries), il faut savoir que le rendement est faible et les cellules encore onéreuses. Ce système, efficace pour l’éclairage, n’aura pas la puissance suffisante pour alimenter un radiateur, fût-ce pour la salle de bain.

 

Il n’y a pas que le carrelage…

Sécurité, propreté et étanchéité. Ces trois priorités guideront votre choix de revêtement. Avant la pose, vérifiez que votre sol est solide, sain et sec. Nettoyez-le soigneusement. S’il est très absorbant, passez à la brosse souple un mortier-colle. Laissez sécher avant d’installer votre revêtement. Si nécessaire, en particulier si vous désirez poser un carrelage de terre cuite, il faudra réaliser une chape. Les plaques de sol chape de type Fermacell – fabriquées à partir de plâtre et de fibres de cellulose recyclée –, si elles sont complétées par des bandes d’étanchéité sur toutes les jointures, offrent le double avantage d’isoler le sol thermiquement et de le protéger de l’humidité.

« En finition, on peut choisir des grès, des carreaux ciments, des marbres ou encore du linoléum véritablement naturel et à la durée exceptionnelle », précise Jean-François Broggio, consultant chez Habitat écologique et Santé de l’habitat. Ce matériau offre des teintes magnifiques, mais son prix est élevé (27 à 50 € le m2). Et pourquoi ne pas tenter le liège, imputrescible et résistant à l’humidité ? On le trouve sous forme de dalles rectangulaires ou carrées, à coller, mais aussi, et c’est nouveau, en lames avec rainures et languettes qui se « clipsent » sans colle.

Agréable à voir et à sentir sous les pieds nus, le parquet convient aussi à une salle de bains. À condition de choisir une essence résistante à l’humidité, comme l’acacia, et issue de forêts bien gérées – repérable aux labels FSC (Forest Stewardship Council) et PEFC (Pan European Forest Certification). Une fois le parquet posé, il est impératif de passer deux couches d’un mélange d’huile de lin et de cire d’abeille, espacées d’une semaine et avant que l’eau ne touche le bois. Sinon gare aux taches…

 

Tadelakt, un jour vous y viendrez

Rien de tel qu’un enduit teinté pour donner lumière et matière à cette pièce trop souvent exiguë. Choisissez-le – ou faites-le vous-même – de préférence à base d’argile. En plus de ses superbes couleurs ocres, orangées, blanches ou vertes, sa capacité à absorber et à restituer l’humidité régule parfaitement l’air ambiant. Imperméable, doux et brillant, il n’a que le défaut d’être délicat à réussir. Pourquoi ne pas opter alors pour la chaux à tadelakt (environ 30 € le m2) dont l’aspect est identique à la chaux marocaine mais la mise en œuvre beaucoup plus simple. Dans les deux cas, et surtout si votre mur est trop lisse ou trop absorbant, prévoyez d’abord une sous-couche rugueuse à base de colle, chaux et charge minérale, prête à l’emploi.

Les amateurs de bois trouveront leur bonheur dans le lambris. Version écologique, on le trouve notamment en cèdre rouge, en bambou, en châtaignier ou en pin. On l’utilise brut ou recouvert d’une simple lasure de finition. Généralement, il se pose sur une ossature de tasseaux, par exemple des lattes de sapin. Collés ou cloués au mur, perpendiculairement au sens choisi pour les lames de lambris, ces tasseaux sont espacés de 60 cm et ajourés pour permettre la circulation de l’air.

Par Patricia Chairopoulos


- Publié dans : HABITAT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus